En Italie, il n'y a que des vrais...

résumé de la série En Italie, il n'y a que des vrais hommes

L'histoire se situe pour moitié de nos jours, et pour moitié pendant l'âge d'or du fascisme, en Italie du Sud. Deux jeunes journalistes tentent d'interviewer un vieillard acariâtre pour obtenir un reportage sur la façon dont étaient traités les homosexuels sous Mussolini.

Bien que récalcitrant à l'idée de se replonger dans ses souvenirs douloureux, le vieil homme, surnommé Ninella, accepte de parler, puis se ravise lorsqu'il découvre que les journalistes ont prévu de l'emmener sur l'île où il fut confiné avec d'autres « pédérastes » et « déviés ». Un conflit naissant anime le petit groupe qui ne cesse de se chamailler sur tout et sur rien, jusqu'à ce qu'on commence à comprendre que les journalistes eux-mêmes sont des homosexuels refoulés.

Ninella entame alors son récit, sous forme de flash-back. Arrêté dans son petit village par la milice fasciste, il est envoyé sans autre forme de procès sur une petite île où sont confinés d'autres homosexuels « en tous genres », il y a les discrets, les gênés, les expansifs, les folles, les travestis, et même un prêtre. Forcé et contraint, Ninella s'intègre et découvre qu'il leur est interdit de se déplacer sans avoir un garde sur les talons, qu'il n'a pas le droit de discuter avec les autres autrement qu'en marchant, et qu'une microsociété s'est créée sur l'île avec ses propres règles de vie, somme toute pas si horribles que ça.

Mais cet équilibre précaire va basculer le jour où Mimi, un jeune homme de 19 ans, débarque, terrorisé. Ninella le prend sous son aile, mais Mimi tombe dans un piège tendu par les « méchants » du groupe qui le violent. Dans la confusion, un homme est tué et les carabiniers accusent et emprisonnent Mimi qui, déjà malade, tend à se laisser mourir. Ninella va donc comploter avec ses acolytes et organiser une vraie-fausse bagarre pour se retrouver lui-même en prison et s'occuper de son jeune protégé.

Mais lors de sa sortie, il découvre qui a réellement tué l'homme en question et il frappe le coupable à coups de pierre. De nouveau incarcéré loin de ses amis, il se retrouve seul, puisque Mimi a été innocenté. Ses camarades mettent au point un stratagème pour lui rendre visite de temps à autres, mais c'est dans sa cellule que cet incorrigible optimiste va perdre toutes ses illusions.

À l'aube de la guerre, les « déviés » sont libérés, car leurs gardes sont réaffectés au front, chacun peut donc rentrer chez soi. Cependant, c'est la peur, la honte, la culpabilité qui les tenaillent tous et ils hésitent presque à monter dans le bateau qui doit les ramener sur le continent : ils craignent de n'être plus adaptés à la vie « normale » et de déclencher des représailles contre leurs familles.

Quelques années plus tard, ils se retrouvent tous au chevet de Mimi, mourant, qui ne s'était jamais remis de ses conditions de détention.

Le dernier retour sur le présent nous éclaire sur les sentiments des deux journalistes, dont l'un a connu un professeur qu'il adorait, mais qui fut licencié pour des raisons de « comportement », une façon de dire, que même après la guerre, la question n'est pas totalement résolue.

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