Vengeance !

Par l'équipe Dargaud

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“La vengeance n’a pas de prix mais elle a un nom : Dantès”.

 C’est tout simplement l’accroche qui a été choisie pour présenter ce nouveau projet éditorial qui verra le jour le 14 septembre en librairie. Car il s’agit d’abord de l’histoire d’un homme, un trader, qui accomplira méthodiquement sa vengeance après avoir été l’instrument et la victime malheureuse d’une machination financière. Un Comte de Monte-Cristo moderne (d’où ce clin d’œil dans le nom de la série) raconté par Pierre Boisserie et Philippe Guillaume et dessiné avec réalisme par Erik Juszezak. L’aspect thriller financier sera au centre du premier cycle et en cela l’apport du journaliste (Les Échos) Philippe Guillaume a été précieux dans l’histoire, rendant l’ensemble parfaitement crédible.


 Nous avons posé quelques questions au dessinateur qui s’est “amusé” à illustrer cette nouvelle série…

  


L’idée de dessiner la Bourse, des salles de marché, des bureaux et des banques ne vous effrayait-il pas ? (rires)

 Dans toute histoire il y a toujours quelques scènes qui sont plus compliquées que d’autres. Dans cet album les scènes de la Bourse ont été plus faciles à dessiner une fois que j’ai résolu la manière dont j’allais les aborder. Au départ mes premières recherches m’ont amené à traiter de grandes vues générales de la Bourse en pleine effervescence. C’était grand, c’était plein, c’était fouillis et… inefficace. L’ idée de traiter ces plans par une multitude d’ images a tout résolu, et finalement permis de suivre nos personnages au milieu de la fourmilière qu’est la Bourse. Ce qui a posé problème au début c’était de comprendre la parfaite cohérence des gestes des traders. Grâce aux précisions de Philippe Guillaume, le travail est devenu un peu plus compréhensible pour la mise en image du scénario.


On parle souvent de crédibilité dans le scénario, c’est aussi le cas dans le dessin où rien n’a été laissé au hasard semble-t-il...

 Pour un scénario aussi ciselé que celui de Dantès, tant sur l’intrigue scénaristique que sur l’approche économique, il fallait que le dessin soit au service de l’histoire avec la même rigueur réaliste. Je crois que c’est Hitchcock qui disait que pour qu’une histoire soit crédible il fallait que les détails qui la composent le soient tout autant.


Beaucoup de personnages apparaissent dans l’histoire, n’est-ce pas là aussi une difficulté pour un dessinateur que de restituer la personnalité de chacun sachant qu’il y a un vrai jeu de dupes au final ?

 Le plaisir que j’ai eu à mettre cette histoire en images tient au fait entre autres que les personnages sont parfaitement décrits, aussi bien dans leurs forces, leurs faiblesse, leurs doutes, leur lâcheté ou leur cupidité. De plus le formidable intérêt de ce scénario pour le dessinateur que je suis est que l’histoire commence en 1988 et se poursuit de nos jours permettant ainsi d’assister à l’ évolution des personnages et de leur personnalité. Et avec Pierre et Philippe, je sais que je ne suis pas au bout de mes surprises...


On vous sent investi par ce projet ambitieux, doit-on s’attendre à un rythme de parution régulier ?

 Nous allons tâcher d’ avancer au rythme d’un album tous les 8-10 mois pour satisfaire nos lecteurs et surtout parce que je prends un énorme plaisir à dessiner cette histoire et à voir où m’emmènent mes deux coscénaristes !


Éric Gauvain

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