Le vol du cerveau d'Einstein : réalité ou fiction ?

Si on vous dit :  E=mc2... La théorie de la relativité... La star des scientifiques... Vous répondez ? Albert Einstein ! Tout le monde connaît le professeur Albert, et pourtant, saviez-vous que son cerveau avait été dérobé lors de son autopsie ? À l'occasion du nouvel album de Pierre-Henry Gomont, démêlons le vrai du faux sur cette disparition rocambolesque !

Par l'équipe Dargaud

Le Vol du cerveau d'Einstein : Histoire vraie ou pure fiction ?
(© photo George Hodan/ Public Domain Pictures)

La Fuite du cerveau, le nouveau roman graphique de Pierre-Henry Gomont, est un road-movie barré démarrant sur un postulat inenvisageable : le vol du cerveau du Prix Nobel de Physique durant son autopsie.

Histoire vraie ou pure fiction ? Pour répondre à cette question, remontons le temps jusqu'en 1955 à Princeton, U.S.A.

18 avril 1955. Albert Einstein meurt à l’âge de 76 ans. Son corps est autopsié afin de déterminer les causes de son décès. Jusque-là, tout est normal.

Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu….

À l'hôpital de Princeton, où est emmené le corps du professeur pour y être autopsié, le pathologiste en charge de l'étude, Thomas Stoltz Harvey, a une idée...

À gauche, le vrai Thomas Stoltz Harvey - à droite, Thomas Stolz de la Fuite de cerveau
(© Photo Ralph Morse - À gauche, le vrai Thomas Stoltz Harvey - à droite, Thomas Stolz de la Fuite de cerveau)

C'est là que commence la folie de cette histoire vraie. Car Thomas Stoltz Harvey décide de ne pas respecter totalement le testament du professeur...

Je voudrais être incinéré, afin que personne ne puisse idolâtrer mes ossements. - Albert Einstein

Il prend une scie chirurgicale, découpe la boîte crânienne, retire le cerveau et le dissimule dans un bocal afin de l'étudier secrètement !

L'analyse des cerveaux des personnes célèbres était alors une pratique courante, une tradition, même, destinée à comprendre leur architecture. Cette pratique était légiférée, les cerveaux étaient étudiés avec l'accord des défunts et de leur famille, dans un cadre scientifique déterminé et précis.

Bureau d'Einstein le jour de sa mort, le 18 avril 1955
(© Jacob Harris - Bureau d'Einstein le jour de son décès)

Mais le légiste d'Einstein ne tient pas compte des lois et quelques jours après l'autopsie, le vol est déclaré. Heureusement pour Thomas Harvey, il parvient alors à convaincre Hans, le fils d'Einstein, de lui laisser étudier l'encéphale. Hans accepte en stipulant que toutes les enquêtes et recherches devront être menées à des fins strictement scientifiques.

Le cerveau d’Albert Einstein est alors photographié sous tous les angles, mesuré, pesé, découpé en plus de 250 morceaux et précieusement conservé dans des bocaux cachés dans une caisse de cidre… Aucune recherche, aucun article ne sera publié avant 1985, soit 30 ans après le « casse » scientifique du siècle !

THomas Stoltz harvey et le cerveau d'Einstein
(© Photo D. Folk, F. Lepore, A. Noe - Thomas Stoltz Harvey et le cerveau d'Einstein)

Thomas Stoltz Harvey, jaloux de ses découvertes et de son "trésor", ne voulait rien partager avec ses collègues scientifiques. Ce n’est qu’en 1982 qu’il daigne envoyer à Marian Diamond, une neuroanatomiste universitaire, un centimètre cube du cerveau. Ensemble, ils publieront un premier article sur « le cerveau d’Einstein ».

Je crois que le potentiel de fantasme que génère le vol du cerveau d’Einstein est tel que la fiction est déjà présente partout, dans tout ce que les gens racontent et retiennent. Il me suffisait d’emboîter le pas. Et puis, formellement, la bande dessinée se prête merveilleusement à ce genre de fantaisies. - Pierre-Henry Gomont (interview à lire sur Babelio.com)

Extrait de La Fuite de Cerveau
(© Dargaud Benelux - Extrait de La Fuite de Cerveau de Pierre-Henry Gomont)

Inspiré de cette véritable épopée du cerveau d’Einstein, Pierre-Henry Gomont s’est solidement documenté. Mais les références historiques, loin d’être encombrantes, ont vite laissé place à l’imagination débordante de l’auteur, portée par une liberté de narration et de dessin qui s’appuie sur des dialogues savoureux et vivants.

« C'est évidemment complètement romancé. Mais beaucoup d'éléments sont empruntés à la réalité. (…) Le jeu consistait à réarranger tous ces éléments entre eux. Les noms des personnages ont tous été décalés : Albert Einstein devient le professeur Albert ; Thomas Stoltz Harvey devient Thomas Stolz ; Marian Diamond, c'est Marianne Ruby... » - Pierre-Henry Gomont

Au-delà de la dimension burlesque d’un récit aux allures de road-movie, La Fuite du cerveau est une histoire qui met en scène des personnages attachants, doublée d’une réflexion sur l’amitié et sur la complexité de l’esprit humain.

Pierre-Henry Gomont se joue de la réalité pour mieux la modeler dans un récit drôle, addictif et complètement délirant !

Retrouvez cette aventure loufoque en librairie... ou patientez en lisant dès à présent les premières pages !

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