Philippe Delaby nous a quittés… Le monde de la bande dessinée a perdu un de ses plus grands artistes.

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L’hommage de ses amis



Voici le texte de Jean Dufaux, lu lors de l’enterrement de Philippe Delaby


Mon cher vieux compagnon.
Tu es rude avec moi. Tu viens de me donner une leçon que je n’oublierai pas.
Dans mon arrogance et ma naïveté, je me croyais à l’abri de telles leçons.
Lorsque notre bande se retrouvait autour d’une bonne table, je me disais souvent, en vous voyant discuter, qu’étant le plus vieux, au moins je n’aurais jamais la douleur de voir partir l’un de vous.
Quelle prétention !
Et combien fragile est l’édifice de toute vie, de tout destin. Fragile mais à chaque fois, à chaque fois, unique et inoubliable. Car tu étais unique...
En tant qu’homme, en tant qu’artiste.
Et chez toi, comme chez tous les grands, les deux étaient liés.
En tant qu’homme, tu laisses derrière toi une épouse qui t’a bien aidé, qui t’a soulagé dans tout ce qui n’était pas la création pure, le seul domaine qui te passionnait, une dame de cœur pour qui tu visitais, la mine gourmande, quelques boutiques de soies élégantes à Rome.
Tu laisses derrière toi ton fils, Matteo, en qui tu as déposé ta sensibilité, ca j’ai vu passer cette sensibilité dans ses yeux, cette sensibilité qui rend la vie difficile parfois, je pense à ta vie de saltimbanque, à l’époque des valises en carton, avant ta rencontre avec Valérie, un vie où le tragique et le comique se mêlaient car ce mélange - dangereux à certains moments - faisait aussi ton style.

Je pense aussi à ta maman. A l’effroi de sa solitude.
A vous, Madame, battue, rompue par le pire des chagrins, la perte d’un enfant, je veux rappeler combien l’adulte qu’il est devenu nous a apporté, combien il nous fut indispensable et combien il reste parmi nous, pas seulement dans nos mémoires mais aussi par la qualité de son travail, son œuvre.
Car cette œuvre est le plus beau portrait que peut vous tendre votre fils. Comme l’homme, l’artiste était unique. Un artiste qui s’est réfugié à maintes reprises dans ses ouvrages.
Philippe le savait, depuis le temps que l’on travaillait ensemble, j‘ai adopté depuis longtemps, depuis toujours je crois, le précepte très simple de Stendhal qui veut qu’écrire, c’est promener un miroir le long du chemin, de la route.
Et Philippe s’est placé devant le miroir et il a vu son image et il a intégré cette image dans notre Murena, notre Complainte.
Sa joie, son sens de la caricature, le Besogneux lui doit tout, la solitude qui est nécessaire à tout artiste qui sait se tenir, les moments tragiques de sa vie où le déséquilibre guettait et il y a des traces de ce déséquilibre dans Murena, le sens du tragique, du masque, de ce qui se trouve derrière le masque, l’armure et c’est le Guinea Lord et sa double apparence qui surgissent, toute cette vie qui se frotte à la mort, ce mouvement qui anime ses œuvres, son goût de la mise en scène, car pour Philippe, mettre en scène, c’était une façon de prendre ses distances avec des émotions parfois trop vives, trop tranchantes.
Cadrer l’émotion, la figer dans un plan nous permettait de passer à l’étape suivante, de franchir le gué.

Mais l’artiste est parti, il a repris sa valise en carton. Pas sans me laisser un dernier petit message.
Lorsque ce mercredi 29, ce maudit mercredi 29, je me suis retrouvé au soir à table avec mon épouse et ma fille, j’ai décroché pendant un bref instant de la réalité.
Cela m’arrive parfois. Je nous ai vus tous les trois comme inscrits dans un ballon.
Un ballon qui pouvait s’envoler au moindre coup de vent, un ballon qui pouvait éclater au moindre coup d’épingle. Et j’ai compris que je devais resserrer le temps, que nous devons tous resserrer le temps autour, auprès des gens que nous aimons.
Car le temps peut être mauvaise fille.

Enfin, comment ne pas penser, ne pas évoquer la bande de copains qui entouraient notre Philippe.
Il y avait, il y a toujours, le gamin dont il était si fier, le velu véloce, le piment infernal, la dame fragile, le pipeule... et ce pauvre Yoda.
La bande n’oubliait jamais les amis plus éloignés.
La dame espagnole, carte de l’énergie et de la flamboyance, Jakda au soleil de Nîmes, l’italien qui était suisse et de bon conseil, le coloriste chanteur, l’intello de la vignette 4 de la planche 17 de l’album 8 paru en 1934, le tourmenté perdu dans la marqueterie d’un meuble du 18me siècle, l’Eternel musclé aux boucles d’argent...
Nous les aimions tous. Nous les respections tous.
Ce privilège qu’étaient, que restent nos repas en commun.
L’on s’y réchauffaient, c’était un moment unique alors que les planches, les crayonnés circulaient sur la table, parmi des bouteilles qui s’inclinaient dangereusement parfois, certains originaux ont frôlé, ont connu quelque catastrophe.
Nous brocardions quelque peu les éditeurs, c’était de bonne guerre.
Mais Philippe avait une tendresse particulière pour deux noms qui revenaient assez souvent dans sa bouche.
Messieurs François Pernot et Yves Schlirf. Qu’ils sachent tous deux la grande fidélité que leur portait Philippe. Certains ont tenté de bousculer cette fidélité. Personne n’y est parvenu.

Et puis, la bande nous protégeait contre nous-mêmes, nous obligeant à garder la barre entre humilité et orgueil.
L’humilité, nécessaire, pouvait verser dans la fausse humilité, la fausse modestie, c’est ce que j’appelle les agiotages glaireux.
L’orgueil, indispensable, pouvait mener à la vanité, l’envie, ces monstres rampants, à l’écaille verte et au sang glacé.

A cette table, Philippe gardera toujours sa place. Qu’il en soit assuré. Le premier verre à son nom. Le dernier jeté à la face de l’oubli.

Mon vieux compagnon, que de pages, que d’anecdotes je pourrais raconter à ton sujet !
Toi, le Gorille qui a failli mettre, en compagnie de tes amis, une auberge à feu et à sang car tu avais de belles colères et l’on t’avait déplu en l’occasion...
Toi dont le voyage en train fut interrompu un jour par la chute d’une montgolfière sur les rails.
Tu te moquais, ce n’était pas possible !
Eh bien non, notre ami se permettait de telles péripéties...
Mais, pour les anecdotes, ce n’est ni le lieu, ni l’heure.

Sache cependant que si ta vie terrestre a pris fin, le mot Fin n’est pas encore inscrit au bas de notre Murena.
Et, tant que dieu me prête vie et bonne santé, nous continuerons à l’écrire ensemble, notre Murena. Nos noms indissociables. Jusqu’aux derniers chapitres, aux derniers rebondissements que tu connaissais et que tu appréciais, je crois, car ils refermaient une boucle autour de l’amitié qui liait Lucius Murena à Néron.
J’ai, dans ma bibliothèque, la petite pierre que tu m’avais rapportée de ton voyage à Rome.

La pierre sur laquelle est inscrit :
VERAE AMICITIAE SEMPITERNAE SUNT de Cicerone.
La véritable amitié est éternelle.

Ce n’est pas notre ami Claude Aziza qui me contredira.
Il t’aimait, lui aussi, mon Philippe.
Tout comme notre Grégor là-haut dans ses montagnes, Grégor qui respectait ton travail, le style qui était le tien.
Loin d’Angoulême, loin d’Angoulême tout cela...

Il y a en ces instants, une dame, une dame de qualité, de haute tenue comme nous disions, qui prie pour toi, mon vieux compagnon.
Tu ne l’as jamais rencontrée mais elle te connaît par ton talent, par ce que l’on propage, petits murmures deviennent grands, sur toi, sur ton image, debout encore et toujours.

Et elle n’est pas la seule à prier pour toi.

Tu n’as jamais vécu seul.
Tu ne nous quittes pas seul...

Mais ça, tu le sais.

Adieu, mon vieux compagnon.

Tous les hommages

Je vous remercie de m’avoir inspiré, j’ai réalisé un fan art pour vous rendre hommage, votre esprit restera à jamais présent et me donne le courage et l’espérance qu’un jour je ferai le même métier que vous, je sais dès à présent que vous veillez sur tous les amoureux du dessin et ainsi que sur votre famille…

Benoît Boeuf
Ana Miralles

Philippe Delaby a-t-il redoublé des classes à l’université ?
Oui, Philippe Delaby est venu à deux reprises en janvier et en décembre 2013, dans un cycle interuniversitaire « La BD à l’Université ?! » qui se déroule depuis trois ans entre la France et la Suisse.
Avec la générosité, la gentillesse et la modestie qu’on lui connaît, Philippe Delaby a en effet accepté de participer à l’expérience unique de master class universitaires, associant étudiants avancés, chercheurs en sciences humaines – essentiellement en histoire – et auteurs de BD. Il prenait ainsi la suite d’Enki Bilal, d’André Juillard, d’Yves Sente, de Jean-Claude Mézières et d’autres encore.
A Lyon et à Neuchâtel, Philippe Delaby s’est prêté avec enthousiasme au jeu un peu particulier de ces rencontres, répondant avec passion et patience aux questions, exposant ses projets et ses envies, témoignant sans cesse de sa curiosité et de son immense talent.
Si tous les participants ont gardé un souvenir ému de ces rencontres inattendues, qui mêlaient enseignement et discussion informelle, quelques moments restent inoubliables.
Nous n’oublierons pas Philippe Delaby dans le grand amphithéâtre de l’Université de Lyon 2, par une température glaciale, parlant sous la grande fresque représentant un concours d’éloquence dans la ville de Lyon à l’époque impériale. Ou encore Philippe Delaby et son complice Jean Dufaux à la tribune de la salle de conférence du Laténium – le musée d’archéologie de Neuchâtel, à Hauterive – regardant amusés et interloqués le moulage d’un phallus provenant d’une maison close de Pompéi, lors d’un débat sur le « sexe à Rome ».
Sa disparition nous laisse vraiment orphelins.

Olivier Christin et Lyla Vaucher-de-la-Croix / La BD à l’Université - Université de Neuchâtel

J’étais en train de me préparer joyeusement à partir pour le festival d’Angoulême lorsque j’ai appris le décès de Philippe Delaby. Ça a été un vrai choc. Pour moi, Philippe, avant d’être un grand dessinateur, était surtout un collègue plein d’énergie et de joie de vivre.

Je me souviens de notre première longue rencontre pendant le festival de Vaison-la-Romaine en septembre 2005. Une exposition réunissait des planches de Murena et de mes séries des Chroniques de l’Antiquité galactique. Il avait jeté un regard bienveillant, en particulier, au Dernier Troyen que je réalisais avec Thierry Démarez.

Bien sûr, nous admirions déjà la manière dont il avait su, avec Jean Dufaux, renouveler le genre du péplum en Bande Dessinée. Murena démontrait avec maestria que des thématiques adultes et contemporaines pouvaient cohabiter avec un spectaculaire travail classique de reconstitution de la Rome antique. Et qu’il était aussi possible de trouver une place à côté du monument Alix de Jacques Martin. En ce sens, Alix Senator lui doit en partie d’être ce qu’il est : une œuvre de rupture et de tradition à la fois.

Philippe n’est plus, mais j’espère que son œuvre et son souvenir partageront l’éternité de Rome.

Valérie Mangin

Als organisator van het derde stripfestival te Geraardsbergen , waar dhr. Delaby naar toe zou komen op 23 maart aanstaande , wens ik langs deze weg mijn medeleven te betuigen voor de nabestaanden.
Als eerbetuiging voor deze grote artiest zal op ons stripfestival zijn voorziene plaats vrij gehouden worden, er zal eveneens een rouwregister aanwezig zijn waarin de 36 uitgenodigde auteurs alsook de stripfanaten een laatste eerbetuiging kunnen brengen.
Dit register zal opgestuurd worden naar de vrouw en zoon van dhr Delaby.
Helaas Philippe ben je nu niet meer in ons midden, maar des te meer voor altijd in onze herinnering.

Staf Sunaert

Que de grands noms de la BD disparus en si peu de temps!
J’ai tout de suite aimé LE DESSIN de Philippe, Murena supportera t’ il cette immense perte ?
Je ne pourrai plus RE lire Murena de la même façon

Alain Jourdain

Puisque la société Dargaud me donne la possibilité de rendre hommage à M. Delaby, je veux profiter de ces lignes pour dire à quel point mon coeur et mon âme sont tristes devant ce départ aussi rapide qu’imprévu.
Lorsque j’ai lu la nouvelle, je n’ai d’abord pas voulu y croire. Pas lui!!
Et puis la triste réalité s’est enfin imposée à moi! Je ne pourrai plus rêver et voyager avec Philippe, suivre son trait, partir à l’aventure au delà des cases! Il me reste au moins son oeuvre mais je resterai orphelin.
Que son chemin soit lumineux, aussi lumineux que son dessin!

Fred LEBLANC

Comme beaucoup d’autres j’ai de suite été happé par Murena.
C’est comme une plongée dans le grand bleu, on ne peut plus s’en passer.
Je ne sais pas si Philippe croyait comme une certaine Lady que tout ce qui brille est de l’or, mais ce dont je suis sûr c’est qu’il y a bien un escalier vers le Paradis.
Il a rejoint Giraud / Moebius, Fred, Tibet, et tous les autres…
Je suis certain que Chenez a fait un petit dessin pour l’accueillir là haut.
C’est Jean-Paul 2 qui doit être content, il va avoir plein de nouvelles BD à lire entre deux interruptions de George et John.
Finalement, vivement qu’on les rejoigne pour assister à cet Angoulême céleste.

RIP Philippe, avec mes plus sincères condoléances et toute ma sympathie à ses proches et à ses amis.

Kaleunt

J’ai eu cet énorme privilège de pouvoir déjeuner avec lui en comité très restreint à l’occasion de son passage à la FNAC de Colmar en 2001. J’ai été ébloui par sa simplicité et sa faconde pour nous relater tant d’anecdotes sur son parcours et son métier. Nous avons partagé un bon moment notre passion pour le cinéma car c’était un grand cinéphile. Si, certes, il a été honoré çà et là pour son travail et sa virtuosité graphique, son immense talent n’a pas été célébré comme il aurait dû l’être. Mais le public, loin de toutes les côteries en vogue dans les médias, a su faire la part des choses et faire de ses albums de véritables succès en librairie. J’ai toujours espéré pouvoir recroiser sa route et lui redire toute mon admiration qui n’a cessé de grandir depuis ces douze dernières années au fil des albums publiés depuis.

Serge Buch

j’ai adoré murena
De beaux albums qu’on lit et relit avec grand plaisir
merci a Philippe Delaby

Hatem Désiré un simple lecteur et amoureux de la bd

Une pensée pour sa famille.
C’est une vraie perte pour la bande dessinée francophone, pour le dessin, la culture.
Heureusement on pourra se consoler et le retrouver d’une certaine façon dans ses œuvres notamment le très grand Murena.

Franck Prunck

Quelle terrible nouvelle!
La journée que nous avions passée au Musée reste un souvenir inoubliable.
C’est un homme inoubliable, chaleureux, talentueux, drôle et sympathique qui nous a quitté.

Alain (Lyon BD)

Je pense, en ces circonstances tragiques, au dessinateur talentueux mais surtout à l’homme généreux qu’il était.
Nous avons eu l’immense bonheur de croiser son chemin grâce à une exposition que nous avons aimé réaliser ensemble, pour les Rendez-vous de l’Histoire, pour bd boum, pour Jean Dufaux… et pour lui !!
Notre travail l’a ému : il a su nous le montrer, il a aimé nous le dire… Blois occupait dès lors une place particulière dans son coeur ; par sa gentillesse et son humilité, Philippe Delaby avait su conquérir le nôtre.
Je suis triste ; nous ne l’oublierons pas !

Sylvain (Bd Boum, blois)

Nous nous associons à la très grande tristesse de Dargaud et des proches de Philippe.
Nous gardons l’image d’un homme bien vivant, passionné, à l’immense talent.

Hélène (les rendez vous de l’histoire, Blois)

J’ai appris avec tristesse le décès de Philippe Delaby. C’était un auteur que j’avais découvert à travers les histoires courtes réalisées dans les pages du journal Tintin. C’était avec plaisir que je suivais ses histoires courtes mettant en scène Léonard de Vinci, Richard Cœur de Lion, le roi Arthur, le siège de Vienne, les Highlanders. J’appréciais énormément son graphisme que j’ai vu progressé au fil des albums publiés qui sont venus rejoindre ma bibliothèque : Richard Cœur de Lion, Bran, Arthur, L’étoile polaire et son chef d’œuvre : Murena qui par son réalisme est l’équivalent en bd de la série « Rome ». Merci pour toute ses histoires Philippe

Jérémy TEIXEIRA
Martin Jamar

La pièce est jouée, le rideau se referme, le public se relève et se retourne.
On croit que tout est fini…mais derrière ce rideau, les machinistes rangent le matos.
Dans les coulisses, l’éclairagiste et le metteur en scène papotent.
Et dans les loges… dans les loges, l’artiste retrouve ses vieux partenaires pour boire un verre et faire la fête.T’es toujours là mon ami.
Tu m’as accompagné depuis si longtemps sur les scènes et à distance sur les « planches »…
Tu me laisses avec des regrets, regrets de ne plus voir encore et encore ton talent continuer à exploser dans la finesse et la sensibilité; t’imposer comme le meilleur dessinateur réaliste avec ce petit quelque chose d’inimitable qui donnait à ton dessin une vie pas possible, charnelle et subtile, ton dessin qui te ressemble, le charme, la douceur et la force en constance sensualité.
Regrets de ne pas avoir passé plus de temps ensemble… que nous ne passerons plus…
Mais les regrets s’effaceront, remplacés par les souvenirs de l’amitié qui nous unissait, tes bras qui me serraient, ta voix d’acteur que je n’oublierai jamais, elle est là, nous pouvons toujours l’entendre…
Tu peux être fier de ta petite femme, elle est formidable, mais aussi de jerémy, …de Jean, de la bande à Duduf , mais aujourd’hui, c’est surtout ta bande !
Mille regrets certes, mais ad vitam, tu resteras dans mon coeur, à jamais.
Je ne te dis pas adieu Phil, tu es de l’autre côté du rideau…
là-bas, le temps n’est plus; alors tu sais … on se retrouvera…

Olivier Grenson

Adieu Philippe et bienvenu au Paradis des crayons et des encres de chine….
Gilles.

Gilles Martin

J’ai toujours été un fervent amateur de l’histoire de la Rome antique. J’ai dévoré les volumes de Murena dans la peau d’un acteur de l’époque, grâce à la pertinence, la vraisemblance et l’empathie que Philippe Delaby a su créer (avec son comparse Jean Dufaux). J’en rendais compte avec plaisir et émerveillement dans les colonnes d’ « Encre Noire », au gré d’un enthousiasme à chaque fois renouvelé.
Je ressens comme un vide immense à l’idée de ne plus pouvoir poursuivre cette aventure inachevée. Orphelin et abandonné.
Non, tous les hommes ne sont pas remplaçables.
Merci, Philippe.

Eric ALBERT d'encrenoire.be

Philippe, mon ami, tu es venu, dès 1991, aux premières éditions du Festival du Livre et de la BD de Mouscron. Tu n’étais pas connu, tu connaissais la galère, d’ailleurs plusieurs d’entre les organisateurs t’avaient aidé lors de ces années de vaches maigres. Ensuite, petit à petit le succès a frappé à ta porte. Quand l’énorme succès est arrivé, tu n’as jamais renié les amis de tes débuts. En 2007, j’ai eu l’immense honneur de te remettre une Serpe d’Or pour ton travail le même jour que ton ami Jean Van Hamme. A la remise de cette Serpe, tu avais les larmes aux yeux. On est tombé dans les bras l’un de l’autre et tu m’as dit à l’oreille :  » Merci, l’ami, je n’oublierai jamais ce que tu as fait pour moi ! Ca restera gravé à jamais dans mon coeur ! » Moi non plus, Philippe, je n’oublierai jamais ton amitié, nos crises de fous rires, nos verres de rhum bus ensemble avec Jérémy Petiqueux, nos (peut-être trop gros) coups de fourchette au resto, notre joie immense à parler longuement avec Jean Dufaux, ma gène amusée le jour où je t’ai téléphoné sur ton portable et que tu m’as dit que tu sortais de la douche et que tu me répondais à poil, nos clins d’oeil complices, tes jeux de mots bien tapés … Toi, quoi. Aujourd’hui c’est moi qui ai la larme à l’oeil et c’est moi qui te dis : « Merci l’ami ! Tu resteras à jamais gravé dans mon coeur ! »

Philippe Van Brussel

Merci pour Murena, ainsi mes enfants connaitront la Rome antique . Adieu l’artiste.

Frederic Yuliya
Hugues Labiano

Un hommage à l’ami Philippe Delaby, que je connaissais depuis 1997.
Que des bons souvenirs gràce et avec ce très très grand monsieur de la BD, et un être humain souriant et tellement aimable.
Impossible de l’oublier, il sera toujours dans mon coeur…
Samedi dernier, le 1er février à l’église Saint-Piat, c’est Jean Dufaux qui a écrit et récité son dernier « scénario » pour Philippe.
Un adieu émouvant et respectueux, plein d’amitié et d’admiration pour cet homme talentueux et si généreux. Je n’arrive toujours pas à croire cette triste réalité.
Merci pour tout Philippe!
sur ma page facebook j’ai également posté mon album photos avec mes originaux et dédicaces de Philippe, pour partager son immense talent et sa générosité

https://www.facebook.com/dedi.kass.1/media_set?set=a.1376441719259643.1073741835.100006814832159&type=1

Michel Claeys

Quand un grand Monsieur nous quitte, ainsi, subitement, on a toujours du mal d’y croire et ensuite de l’accepter.
Philippe… Monsieur Delaby, je ne le connaissais qu’au fil de nos rencontres lors de festivals. Cependant, et depuis quelques temps déjà, je me suis dit que je le connaissais finalement depuis bien plus longtemps que je ne le pensais. En effet, dans ses BD, je le retrouve ! Quand j’ouvre ses livres, j’y trouve le talent d’un passionné, le souci du détail, la maîtrise du dessin et la magie qu’ont les grands créateurs à nous en mettre plein les yeux.
Son attention particulière à mettre les gens à l’aise et sa gentillesse lors de nos échanges m’ont toujours étonné. Ce Grand Monsieur (non par la taille, mais par le talent), avec tout le succès qu’il a et qu’il mérite, était finalement un gars qui ne se la jouait pas et qui était d’un naturel quasi bio, un personnage à part entière qui méritait d’avoir plus de temps devant lui.
Philippe est ce qu’on peut appeler un monstre sacré. N’en déplaise à César, les lauriers devraient changer de tête.
J’aurais aimé être un ami de ton quotidien. Toi, Philippe, tu resteras un ami bien vivant de mon quotidien.

Stéphane Hecquet

Je me présente, Olivier Brazao (auteur BD), mari de Béatrice Tillier.
Je me permet de vous faire parvenir mon hommage au maitre Philippe.
Tout cela est bien triste… C’est pourquoi j’ai voulu lui rendre hommage avec humour, car il n’en manquait pas.

Olivier Brazao
Philippe Xavier
Béatrice Tillier
Enrico Marini

Lorsque j’ai découvert le premier MURENA, j’ai non seulement pris une « claque » scénaristique, mais également graphique. Après ALIX, cela me paraissait difficile de prendre la relève pour faire du « Romain »… l’exceptionnel talent de M. Delaby, sa virtuosité à rendre « chaire » à cette époque, m’a prouvé le contraire.
Mon illustration-hommage, me permet de saluer un artiste immense qui a alimenté avec bonheur mes nombreuses heures de lecture.
Avec ROME de M. Marini, nous avons deux fleurons de la BD Historique.

Badachaoui alias BAD

Voici le dernier très beau portrait que j’ai fait de lui. 20 ans d’amitié et de souvenirs innombrables et de recherches documentaires pour Murena, il aimait bien me poser des challenges à ce niveau.

Lidvine Charpentier

en février 2013, rencontre-dédicace à Bruxelles, moment superbe, un homme charmant, dispo, calme, érudit et généreux.
Philippe et moi avions un point musical commun, le groupe Dead Can Dance.

Stéphane Dutrannois

Je ne l’ai découvert que tardivement, pour la sortie du « Guinea Lord ». Ç’a été la première et dernière fois que je me suis arrêté devant une couverture (celle de « Moriganes ») d’admiration. L’émotion que Philippe Delaby était capable de donner aux visages et aux corps était d’une telle justesse qu’on les aurait jugés réels.
J’ai été accablé par l’annonce de sa disparition ; toutes mes pensées vont à ses proches.
Que cet immense artiste de la bande-dessinée repose en paix, c’était un grand homme.
Je ne parviens toujours pas à réaliser qu’il n’est plus de ce monde.
J’ai l’impression que tant que nous le lirons, il vivra à travers nous, lecteurs.

Pierre-Alex

J’ai lu mon premier Murena il y’a à peu près 10ans je pense et j’ai tout de suite été emporté par ce dessin magnifique qui sublimait le récit de M. Dufaux. Quel talent ! Quel précision ! Quel humanité ! On voyageait litéralement à travers le temps. Depuis ce jour Murena ne me quitte plus et je le lis plusieurs fois dans l’année pour m’évader. Je suis tout simplement heureux quand je le lis.
Et puis il y’a 2 ans maintenant j’ai eu l’immense honneur de pouvoir interviewé Philippe et Jean lors de la Japan Expo. J’étais alors comme un enfant. Pouvoir approcher et dialoguer avec ces 2 passionnés était un cadeau immense et un moment magique !
Je m’adresse à la famille de M. Delaby pour leur témoigner ma gratitude envers cet homme qui me procure du bonheur à chaque lecture. Il vivra eternellement à travers Murena et dans nos coeur.
Affectueusement.

Damien

un grand merci a l homme qu il etais chapeau bas

merci tout simplement

Jean-michel Gasperment

On est orphelin !

Gowan Petron

un grand homme qui nous quitte il va manqué

Cendrine Level

quel choc ! pour moi sans doute l’un des meilleurs dessinateurs, le souci du détail dans ses planches m’avait toujours époustouflé. quelle tristesse de perdre un tel artiste …

Joann Ducloux

Un proverbe à la C_ _ dit 1 de perdu 10 de retrouvé, mais là ce monsieur va nous manquer car il est irremplaçable. Je ne crois pas en dieu mais si il existe quelque chose après, bonne route et merci pour tout.

Andre Michon

Mercredi matin, il m’a fallu trouver la confirmation de l’info au moins une dizaine de fois avant de croire à l’horrible nouvelle. Puis, je me suis précipité vers mon épouse, pour lui dire ma peine, en pleurant, comme si je venais de perdre quelqu’un de ma famille, quelqu’un de proche… Pour moi, Philippe était un ami, tardif, mais un ami véritable. Il était tout ce que j’aime dans la vie : talentueux au delà du raisonnable, jouissant de la vie comme ce n’était pas permis, fidèle, drôle et cultivé. Enseignant l’Histoire-Géographie en France, je lui ai souvent exprimé ma gratitude pour l’aide précieuse qu’il m’avait apportée depuis qu’existait Murena, car celui-ci était le compagnon de tous mes cours sur Rome : il en avait alors été très ému et m’avait retourné les remerciements en m’exprimant toute sa fierté de participer ainsi à l’épanouissement pédagogique de la jeunesse, comme il avait été très fier de la traduction de sa série en latin. Actuellement, j’ai des problèmes de santé assez importants : ma première première sortie depuis fin novembre devait avoir lieu le 8 février. A cette date, mon fils devait me conduire à Bruxelles pour participer à une soirée privée organisée dans un restaurant par mon ami libraire du Lotus Noir : rencontrer à la fois Philippe Xavier, Jérémy Petiqueux et Philippe Delaby. Finalement, le sort tragique et injuste en a décidé autrement : samedi dernier, c’est mon épouse qui m’a conduit à Tournai pour aller rendre, anonymement, un dernier hommage à celui que je ne verrai plus et qui ne pourra donc plus me raconter la dernière petite histoire un peu salée qu’il avait entendue. Respect Maître et toute mon affection émue à Valérie et Mathéo.

Philippe Genaux

Delaby est un des meilleurs dessinateurs tout genre confondu. Il mérite d’être reconnu comme tel. Que va devenir Murena ? Il faut un calibre pour lui succéder. Un vrai artiste.

Arnaud Bassez

J’ai découvert Delaby avec la BD l’Etoile polaire déçue que l’histoire ne continue pas j’ai pu encore profiter de son talent avec murena, je m’inspire encore de ses oeuvres aujourd’hui pour mes dessins, un très grand hommage a ce grand nom !

Stellina Bureau

Simplicité , talent et gentillesse était les adjectifs pour définir philippe Delaby
Merci à lui et mes condoléances a sa famille

Frantz Kleber

Quand j’ai découvert Muréna pour la première fois, j’ai été littéralement subjugué par son dessin si beau, si précis, si réaliste…. c’était tout simplement l’oeuvre d’un passionné !!! Merci Mr Delaby pour tout le bonheur que vous m’avez apporté à la lecture de vos livres ! vous nous avez quitté beaucoup trop tôt, la bd est maintenant orpheline d’un immense talent et d’ un grand monsieur !!!

Hervé Bouquet

Hommage à cet immense artiste dont le talent va manquer à la BD.. Courage et pensées à sa petite famille….

Pierre Jean Petiniaud

J’habite aux États Unis depuis 2001, et mon frère m’a envoyer le premier tome de Murena lors de sa sortie… Je suis immédiatement tomber sous le charme du dessin extrêmement précis de Mr. Delaby, me procurant tout les autres albums depuis lors. Quelle perte pour le monde de la bande dessinée.

Pitou Frassin

Un seul mot , tristesse, un grand auteur, énorme auteur nous a quitté

Miguel Pascual

une grande tristesse et une perte énorme. Toutes mes condoléances aux amis et à la famille

Eric Lépine

C’est moche, c’est trop triste, depuis que j’ai appris la nouvelle, je n’arrête pas d’y penser. J’ai une pensée émue pour sa famille, ses proches et ses amis en BD : Jean Dufaux, Philippe Xavier, Jérémy Petiqueux et tous ceux qui l’appréciaient. Mr Delaby vous me manquez déjà.

Danielle Dumoulin

Il n’y a pas de mots assez forts pour témoigner de notre peine. Une perte irrémédiable, un manque cruel…

Eric Warnery

Un désastre et une grande tristesse, grosse pensée pour ses proches…

Stéphane Aumont

Une grande perte pour le 9eme art

Laurent Millair

Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,
L’univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit ! (C.Baudelaire)

Frederic Lardoux

Merci M. Delaby pour ce que vous nous avez offert!

Ludovic Genard

Que de tristesse et d’incompréhension tout à coup !

Philippe Genaux

Eigenlijk zou er hier een duimpje naar beneden moeten staan : « Vind ik niet leuk ». Wat een verlies voor de Belgische stripwereld. Het was telkens uitkijken naar een nieuw album van Murena, De klaagzang van de verloren gewesten … en genieten van de prachtige craeties van Philippe. In de Vlaamse pers wordt er amper aandacht aan zijn dood besteed. We zullen hem missen …

Dominique Raes

Quel choc ! Quelle profonde tristesse ! Courage à ses proches.

Marc Descornet

Un grand dessinateur parti trop tôt

Jeremy Langlet

Bonne route sur les landes des complaintes perdues Philippe….nous resterons ici plantés la…

Jacques Tigwan Bec

L’homme part les dessins restent

Arnaud Bassez

hein ? que s’est-il passé, il était très jeune. Comme je suis triste, il dessinait admirablement bien. Enfin comme disait Victor Hugo « un ange de plus » et nous on reste là tout triste

Kriss De Valnor

Toutes mes condoléances à sa famille. Philippe Delaby était un grand dessinateur.

Jeremy Teixeira da Silva

Merci Monsieur Delaby pour tous ces merveilleux moments plongés dans votre imaginaire de dessinateur talentueux

Romain Deras

C’était mon ami depuis 1997, Philippe, qui a quitté ce monde cruel. J’ai beaucoup de souvenirs et je suis profondément triste par sa disparition. Toutes mes pensées et sincères condoléances pour son épouse Valérie et son fils Mathéo. Au revoir Philippe, et merci pour ce que tu nous a offert.

Michel Claeys

Apprendre ça sur le chemin d’Angoulême c’est d’une tristesse absolue…

Laurent Muller

Merci, Monsieur Delaby pour ce que vous avez apporté à la BD.

Bruno Lourdelet

c’est vraiment triste .sincères condoléances à tous ses proches ! Un grand merci pour l’oeuvre magnifique qu’il nous laisse . Putain de journée pour la BD . Paix a son âme .

Havez Ludovic

c’est trop dur…je pense aussi à sa famille.. à tous ses amis très proche notamment Jean DUFAUX, Philippe Xavier, Jérémy Petiqueux, Mohamed Aouamri…j’en tremble encore

Eric Igoulen

Triste nouvelle, triste janvier. Il laissera une belle oeuvre.

Eric Puderecki

Un grand monsieur . grosse pensée à sa famille et ses amis

Eldaddict Tokyo

Il nous laissera de merveilleux souvenirs dessinés.

Bibliocosme

Il était si jeune… Une pensée à sa femme et son fils et à M. Dufaux qui perd un ami

Jerome Beard

Tristesse… Philippe #delaby est décédé. Lucius #murena est orphelin. Merci pour tes planches.

Kerhorriste

Quelle immense perte, d’abord pour sa famille et aussi pour la BD.

Smekens

Formidable dessinateur, agréable compagnon. Relire Murena

JCBD Ogier

Oh non, quelle tristesse… Pensées à la famille et aux proches…

N. Masztaler

Une nouvelle qui secoue le(s) fan(s)… Pensées…

Nicolas Lesire

Quelle mauvaise surprise. Très grand dessinateur, et homme profondément généreux. RIP

Thibaut Dary

Triste nouvelle… La BD perd un grand grand dessinateur. Grosse pensée pour ces proches.

Guillaume Peyret

Un grand Monsieur est parti avec son talent, sa disponibilité, sa gentillesse. Je garde en souvenir les quelques échanges que j’avais eu avec lui lors de salons

Alain Thibault

c’est terrible. C’est un talent prodigieux qui nous quitte. Mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Paul Renaud

Sale nouvelle. C’était « Monsieur Delaby » comme disait Jean Dufaux. Je n’arrive pas à y croire…

Vincent Raymond

sincèrement désolé pour la perte de ce grand monsieur de la BD.

Philippe Raynaud

J’avais, évidemment, eu le plaisir de le croiser dans plusieurs festivals BD historiques. Sa présence chaleureuse nous manquera à tous. Mes plus sincères condoléances à sa famille et à tous ses collaborateurs.

Valérie Mangin

triste nouvelle en effet…fini donc la série des Complaintes des landes perdues qu’il dessinait prodigieusement suite à sa reprise ainsi que Murena.

Jean-rene Dedieu

Bien triste nouvelle. Toutes mes condoléances à ses proches.

Bernard de Tysserand

Quelle affreuse nouvelle ! Toutes mes condoléances à sa famille comme à ses amis, collaborateurs et éditeurs.

Denis Bajram

Oh non! Quelle immense tristesse

Jérôme Massias

Un immense choc, je reste sans voix… quelle affreuse nouvelle.

Martial Meister

Une immense tristesse…

Marc Perricone

un grand dessinateur que j’ai eu l’occasion de rencontrer l’année dernière. Une pensée pour tous ses proches et Yves Schlirf en pariculier

Nicolas Charton

Une immense perte pour la bd réaliste. Courage à ses proches

Margareth Royer

Toutes mes pensées à la famille

Jeygé Uaessuor

vraiment très triste, j ai appris a le connaitre il y a a peine quelques mois… toutes mes pensées a sa femme

Thierry Capezzone

Toutes mes condoléances

Annick Gérard

Ma tristesse est immense ! Quel malheur pour la bd réaliste

Herve Bataille

Je n’arrive pas à y croire … un tout grand Monsieur s’en va

Vincent Veys

Quelle tristesse !… Salut l’ami, bon vent !…

Andre Taymans

Quel choc !!! c’est un grand monsieur qui vient de nous quitter !!!

Hervé Bouquet

Oh, le choc. Toutes mes condoléances à la famille. Un dessinateur de grand talent, un de mes préférés.

Frédéric Zecchinon

Une vague de tristesse envahit mon coeur…

Julien Vermeiren

Toutes mes condoléances à ses proches.

Denis Piel

Toutes mes condoléances à sa famille.

Jean-Marc Roué

Je suis profondément attristé de cette nouvelle.

Un amour de bd

Quelle tristesse, un si grand dessinateur…. Quelle tristesse vraiment…

Yaneck Chareyre
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