Autour de Blueberry Tome 0 - Apaches

Pagination 64 pages
Format 240x320
EAN 9782205060799
Genre
  • Western
  • Documentaire / Biographie
Public
  • Ado-adulte - à partir de 12 ans

Résumé Autour de Blueberry tome 0

Au sortir de la guerre de Sécession, le lieutenant Blueberry n'est plus qu'une épave. Véritable tête brûlée, rien ne compte plus pour lui que l'alcool et la bagarre ! C'est ainsi que, à moitié soûl, il regagne sa première affectation dans un fort de l'Ouest menacé par les Apaches. Rebelle à toute autorité, il ne cesse de se heurter aux autres militaires et aux colons, trop prompts à « casser de l'Indien ». D'ailleurs, lorsque Blueberry rencontre Geronimo qu'il doit combattre, il se lie rapidement à lui par une étrange fascination réciproque. Au point que le chaman apache sera véritablement à l'origine de sa métamorphose et de la naissance du personnage que l'on connaîtra ultérieurement.

Jean Giraud offre un cadeau à tous ses fans ! En effet, dans son dernier cycle, Mister Blueberry, il avait mis en scène, sous forme de flashs-back fragmentés, la confession de Blueberry, narrant cette première rencontre quinze ans auparavant avec Geronimo, l'homme-sorcier des Apaches. C'est ce « récit dans le récit » que redonne aujourd'hui cet album hors série, en le dégageant de tous les épisodes annexes du célèbre duel de OK Corral.

Mais entre-temps, Jean Giraud a fourni un travail considérable sur cette « oeuvre rénovée », afin de réordonner ce puzzle et d'assurer sa continuité dramatique. Il livre ainsi une aventure d'une force et d'une cohérence remarquables qui jette une splendide lueur sur la genèse du lieutenant, puisque chronologiquement cet épisode se situe juste avant Fort Navajo, le premier volume de la saga Blueberry.

Pagination. 64 pages
Format. 240x320
EAN. 9782205060799

Résumé Autour de Blueberry tome 0

Au sortir de la guerre de Sécession, le lieutenant Blueberry n'est plus qu'une épave. Véritable tête brûlée, rien ne compte plus pour lui que l'alcool et la bagarre ! C'est ainsi que, à moitié soûl, il regagne sa première affectation dans un fort de l'Ouest menacé par les Apaches. Rebelle à toute autorité, il ne cesse de se heurter aux autres militaires et aux colons, trop prompts à « casser de l'Indien ». D'ailleurs, lorsque Blueberry rencontre Geronimo qu'il doit combattre, il se lie rapidement à lui par une étrange fascination réciproque. Au point que le chaman apache sera véritablement à l'origine de sa métamorphose et de la naissance du personnage que l'on connaîtra ultérieurement.

Jean Giraud offre un cadeau à tous ses fans ! En effet, dans son dernier cycle, Mister Blueberry, il avait mis en scène, sous forme de flashs-back fragmentés, la confession de Blueberry, narrant cette première rencontre quinze ans auparavant avec Geronimo, l'homme-sorcier des Apaches. C'est ce « récit dans le récit » que redonne aujourd'hui cet album hors série, en le dégageant de tous les épisodes annexes du célèbre duel de OK Corral.

Mais entre-temps, Jean Giraud a fourni un travail considérable sur cette « oeuvre rénovée », afin de réordonner ce puzzle et d'assurer sa continuité dramatique. Il livre ainsi une aventure d'une force et d'une cohérence remarquables qui jette une splendide lueur sur la genèse du lieutenant, puisque chronologiquement cet épisode se situe juste avant Fort Navajo, le premier volume de la saga Blueberry.



Les autres tomes de la série Autour de Blueberry

Les actus autour de la BD Apaches

Interviews

Giraud en pays apache

Publié en marge du cycle Mister Blueberry, l’album Apaches est un hors-série publié en novembre par Dargaud. Selon Jean Giraud, il s’agit d’une “œuvre rénovée offerte en cadeau aux amateurs de Blueberry”. Cette reprise, très profondément retravaillée, apporte une lueur nouvelle sur la vie du célèbre lieutenant au nez cassé. En effet, cet épisode se situe chronologiquement juste avant Fort Navajo, le premier volume de la saga. Apaches n’est pas une œuvre inédite. Cependant, l’album tel qu’il se présente aujourd’hui constitue un ensemble original. Pouvez-vous nous parler de la genèse de cette histoire ?  Les lecteurs du cycle Mister Blueberry se souviendront que Blueberry était presque absent de l’action liée au célèbre duel de OK Corral. En effet, il était grièvement blessé dès le début du récit. Mais durant sa convalescence, il racontait en flash-back un épisode de sa jeunesse, lors de sa première rencontre avec Geronimo. C’est cette aventure, ce “récit dans le récit” disséminé à travers les cinq albums du cycle, que j’ai choisi de développer pour en faire un album autonome. J’ai souhaité revenir sur cet épisode car, selon moi, c’est là que se trouve le vrai pivot du récit, qui éclaire d’un jour nouveau la psychologie de Blueberry. Effectivement, même si cette intrigue est déjà connue, le fait de la relire dans son unité lui redonne une force et une cohérence que l’on ne soupçonnait pas. Mais cela a dû susciter pas mal de travail ?  C’est une remise en forme complète. Il m’a fallu donner une nouvelle présentation et, surtout, conférer un tonus inédit à l’ensemble. Pour retrouver la cohérence et la justification du récit, j’ai retravaillé un grand nombre de textes. Ensuite, j’ai dû modifier plusieurs scènes de narration, lorsque Blueberry racontait son histoire au passé, afin de les remplacer par des scènes d’action directe au présent. De même, j’ai inventé de nombreuses cases de liaison pour assurer la continuité de l’intrigue. Et enfin – et c’est selon moi le plus important –, il m’a fallu créer entièrement les planches finales, qui ferment à la fois cette histoire et permettent de la réintégrer comme un prélude aux aventures de Blueberry. C’est un épisode antérieur à Fort Navajo, le premier album de la série. Vous dites aussi que cela vous a permis de corriger un certain nombre d’erreurs de dessin. Jean Giraud dessinerait-il mal ? Ce serait un scoop…  (Rires.) Il y a toujours des petites rectifications nécessaires. Des redressements de dessin parfois imperceptibles. (Jean Giraud ouvre les divers albums du cycle pour les comparer aux “nouvelles” planches d’Apaches.) Ici, j’ai enlevé un pilier car il gênait la lisibilité du dessin. Là, c’est une main raccourcie afin de mieux coller à la perspective. J’ai même corrigé une véritable bourde. Dans la première version, on voyait un officier qui apparaissait avec une barbe et qui la perdait dès la case suivante ! Heureusement, personne ne l’avait remarqué. Mais désormais, grâce à Apaches, il l’a retrouvée. Au total, il s’agit donc d’un travail considérable.  Considérable, en effet. À chaque page et parfois à chaque case, il y a une quantité de détails infimes qui ont été repris, tant au niveau du dessin que de la couleur. Ceux qui voudront comparer les deux versions pourront y passer des heures. Car croyez-moi, ce n’est pas le jeu des “7 erreurs”, ce serait plutôt celui des “777 erreurs” ! Dans cet album, Blueberry apparaît comme un ivrogne, toujours entre deux bagarres. Un véritable antihéros. Est-ce vraiment l’image que vous avez voulu donner ?  C’était inévitable. À partir de la mort de Charlier, je ne me suis plus senti obligé de respecter ces lois du genre. C’est pour cela que Blueberry n’est plus militaire. Il est devenu civil ce “mister Blueberry” – qui constitue un jeu de mots à comprendre comme le “mystère Blueberry”. Le fougueux jeune homme que l’on voit dans La Jeunesse de Blueberry a été profondément atteint par la guerre de Sécession. À la fin de ce conflit, il a vécu un épisode tragique – que je raconterai peut-être un jour – qui l’a profondément transformé. Il est devenu un déchet humain qui traverse une grave dépression posttraumatique. À la manière de certains vétérans de retour du Viêt Nam ou d’Iraq. Ce qui fait que le véritable héros de l’action semble plutôt être Geronimo.  Oui, face à Blueberry devenu une épave, c’est Geronimo le vrai héros. Il constate sa dégradation et utilise son désespoir comme un levier. On le voit : ma préoccupation n’est pas l’histoire ou l’anecdote mais la part de spiritualité. C’est là le vrai pivot de mon récit. Arrêtez-moi si je me trompe : on a l’impression que ce Blueberry est bien dessiné par Giraud mais que c’est Moebius qui a signé le scénario…  Je suis entièrement d’accord. C’est bel et bien un scénario moebiusien. Car il est marqué par toutes les caractéristiques que sont le retour permanent, les correspondances entre le passé et le présent, les jeux sur les structures et les thèmes. Et surtout, les idées de rédemption et de quête introspective. On sait que vous venez de terminer le dernier épisode de XIII, qui paraît en novembre 2007. Mais que nous réserve l’avenir ? Peut-on espérer un nouveau Blueberry ou est-ce que l’on va voir revenir Moebius ?  Ah, c’est un choix cruel ! À vrai dire, je n’ai encore rien décidé. J’ai la possibilité de faire un nouveau Inside Moebius. Mais je suis aussi extrêmement tenté de retrouver l’univers du western et le style de l’Ouest qui joue sur la performance et l’accumulation graphique. D’autant plus que j’ai plusieurs scénarios en tête, y compris un Blueberry 1900, plus axé sur le fantastique. Mais je crois que cela se décidera au dernier moment… Stan Barets