Formosa

Formosa
Coloriste . Dessinateur

Le site officiel de Gil Formosa
Date de naissance : 21/06/1956

Biographie de Formosa

Gil Formosa entre dans le monde de la bande dessinée à 18 ans, engagé par Réné Goscinny au studio artistique Dargaud, en tant qu' assistant de Morris, et travaille pour le merchandising et les dessins animés LUCKY LUKE.

En 1977, première parution dans le journal Pilote de 4 histoires courtes. À une époque où l' Heroic-Fantasy ne s' était pas encore imposée en France, le premier des 4 albums de la série "Légendes du Chevalier Cargal", scénario de Daniel Pecqueur, paraît en 1982 dans la collection Histoires Fantastiques chez Dargaud, après pré publication dans le journal Pilote. Le dernier album de CARGAL " Le Maître de Brumazar" paraîtra en 1989.

Parallèlement, Gil Formosa se passionne pour l' illustration publicitaire, l' affiche Loïs sera sa première grande campagne publicitaire, succédant ainsi à Giraud, puis viendront, en autres, les "Fêlés des pâtes Lustucru", le Martien vert dont Etienne Chatiliez réalisera le premier spot publicitaire. Il travaille pour le cinéma avec l' affiche du film "Lady Hawk",

En 1991, il conçoit les décors dessinés, du tour de chant de Jean Jacques Goldman. Pour M6, il réalise des vidéo-clips animés avec les films "Daddy DJ", collabore à de nombreux projets de dessins animés et crée les personnages principaux de Totally Spies, la série animée diffusée actuellement sur TF1. Sollicité par les Éditions Soleil, il participe à plusieurs "collectifs" dont "Uderzo croqué par ses amis". dessine 2 albums "Tex Avery" pour Glénat. Marvel lui commande une couverture de Conan, Il peint également plusieurs couvertures de comics pour les Éditions Semic qui publieront à Angoulême 2003 un Portfolio sur la diversité de son travail.

Janvier 2003, Gil Formosa signe son retour à la BD avec une nouvelle série SF/Steampunk chez Albin Michel, sur un scénario de Jean-Marc & Randy Lofficier. ROBUR:

tome 1: "De la Lune à la Terre" , le 26 Janvier 2003.

tome 2: "20.000 Ans sous les Mers", le 14 Janvier 2004.

tome 3: "Voyage au centre de la Lune", parution Mars 2005.

Gil a travaillé sur la création des décors de la "base secrète" du long métrage "Double Zéro" de Gérard Pirés, sorti en Juin 2004.

Novembre 2005, les Éditions Eyrolles publient " Colorisation de la BD avec Photoshop" et demande à Gil de dévoiler les techniques qu' il utilise pour ses BD.

En parallèle, il illustre plusieurs couvertures de romans d' Heroic Fantasy et de SF pour les Éditions : Albin Michel, Gallimard, Fleuve Noir, Le Bélial, Imaginaires Sans Frontières, Marvel, Mnémos, Nestiveqnen, Pinnacle Entertainment Group, Semic, TimeLine, Z-Man Games....

La nouvelle série BD signée chez Dargaud, "DOUBLE GAUCHE" avec Corbeyran au scénario, paraîtra le 10 Juillet 2006.

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Bibliographie de Formosa

Double Gauche
3 tomes
Série en cours
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Articles et actualités

Interviews

Ecoutez la rumeur...

On ne regroupe pas tous les jours six auteurs de la trempe de Corbeyran, Rémi Guérin, Guérineau (Le Chant des Stryges), Damour (Nash et Pandora Box), Henriet (Golden Cup) et Formosa (Double Gauche) ! Ils ont participé au premier tome des Véritables Légendes urbaines et répondent à une interview expresse. La première fois que vous avez entendu une légende urbaine ?Corbeyran : Chez moi, quand j’étais môme, par l’intermédiaire de ma mère qui nous parlait souvent d’enlèvements d’enfants dans des grands sacs en toile par des individus louches auxquels il ne fallait – bien entendu et sous aucun prétexte – pas adresser la parole.Rémi Guérin : La légende de la baby-sitter qui reçoit des coups de téléphone d’un inconnu est la première que j’ai vue et entendue… J’en ai fait des cauchemars pendant des semaines étant ado… La présence de cette légende dans le tome 1 me sert en quelque sorte d’“autothérapie”. Paradoxalement, le fait de prendre l’identité du psychopathe pour le mettre en scène le rend moins terrifiant… Je deviens lui en quelque sorte, et il m’est soudain plus familier et moins effrayant… Étrange mais efficace !Richard Guérineau : Dans les années 1970, il y avait une variante de la “Dame blanche” : un moine qui faisait de l’auto-stop, montait toujours à l’arrière de la voiture et restait silencieux. Après quelques kilomètres, il lâchait une prophétie énigmatique type : “L’été sera chaud. L’automne sera sanglant !” Lorsque le conducteur se retournait, le moine avait disparu… Quand j’étais gamin, cette légende complètement absurde me terrifiait !Damour : Probablement celle, classique et très répandue en milieu rural, de la “Dame blanche” que l’on pouvait croiser de nuit sur les routes de campagne. Spectre ou bien jeune mariée toute vêtue de blanc, phosphorescente, c’est ainsi que je me la représentais. Alain Henriet : Celle dont je me souviens, c’est celle du “gang des phares”.Gil Formosa : Celle des crocodiles qui avaient envahi les égouts de New York. La plus horrible légende ou rumeur jamais entendue ? Corbeyran : Un peu plus tard, à l’adolescence, on évoquait ces malheureuses jeunes filles enlevées dans les cabines d’essayage des magasins de fringues et revendues aussitôt comme esclaves dans des pays lointains et barbares dont le nom n’était jamais prononcé.Rémi Guérin : Elle est dans le tome 2… Probablement la plus glauque et la plus sordide des légendes que je connaisse… Nous l’avons appelée L’Hospitalité du Sud : rien que d’y penser j’en ai des frissons.Richard Guérineau : Celle qui disait que les services de l’hygiène avaient trouvé du sperme dans la sauce blanche d’un restau de kebabs ! Horrible, surtout par son aspect diffamatoire ouvertement raciste !Damour : Celle qui me faisait le plus flipper, le grand classique : le type échappé d’un asile muni d’une hache qui rôde dans la nuit et vient massacrer une innocente famille dans sa petite maison de campagne… l’allégorie même de nos peurs archaïques…Alain Henriet : L’enlèvement de personnes pour leur prélever leurs organes.Gil Formosa : Là tout de suite… aucune ne résonne à mes oreilles ! Légendes urbaines : horreur ou suspense ?Corbeyran : Les deux mon capitaine ! C’est le principe de l’accident sur l’autoroute : on flippe, ça dérange mais on ralentit quand même parce qu’on a envie de savoir… de voir… au cas où… un peu de sang, un peu de tripailles à l’air…Rémi Guérin : “Horruspense”… et plus encore. Le pire, c’est de ne pas pouvoir s’empêcher de se demander quelle est la part de vérité dans chacune d’entre elles… D’ailleurs, quelle est-elle ? (Rires.)Richard Guérineau : Pour que l’horreur soit savoureuse, il faut la préparer avec un maximum de suspense. Bien que faisant appel à des peurs primitives, l’idée de base des légendes urbaines est souvent complètement idiote, d’où la nécessité de tartiner des couches d’artifices dessus ! Quand on en fait une fiction, on se rapproche de certains poncifs des films d’horreur.Damour : Les deux mon général : récits horrifiques tout à fait plausibles avec leurs chutes tranchantes et impitoyables. Alain Henriet : Plutôt horreur, dans la réalité.Gil Formosa : Suspense plus qu’horreur ! Difficulté majeure dans la légende que vous avez écrite/dessinée ? Corbeyran : C’est très difficile de faire peur en bande dessinée parce que l’image choc — façon ciné, celle qui fait bondir sur son siège — est quasi impossible à obtenir. On est alors obligé de recourir à d’autres artifices pour compenser ce manque d’effet et, notamment, le mariage humour-gore, qui fonctionne plutôt bien.Rémi Guérin : Je rejoins Éric sur la problématique de mettre en scène une histoire d’angoisse en BD. Pas si évident de mettre en place une tension qui a besoin de temps pour aller jusqu’au final alors que, comme l’a dit à juste titre Mathieu Lauffray, on ne peut pas empêcher un lecteur de faire défiler les pages à la vitesse qui lui plaît. L’histoire doit fonctionner quel que soit le temps qu’on a pris pour la lire.Richard Guérineau : Réaliser plus de dix planches uniquement autour d’un fauteuil et d’un téléphone ! C’est ce qui m’a principalement motivé à dessiner cette histoire : faire monter la pression en huis clos avec un seul accessoire.Damour : La difficulté était de ne pas tomber dans le grand-guignolesque et aussi de ne pas vendre la mèche, de ne pas éventer le suspense. Dessiner une salle de bains aussi, pas trop mon truc.Alain Henriet : Le chien !Gil Formosa : Là tout de suite… je ne m’en souviens pas. Moment le plus agréable en écrivant/dessinant votre légende urbaine ? Corbeyran : Indéniablement, il existe un petit côté sadique pas du tout désagréable à se délecter du malheur des autres et à concocter des fins atroces… Eh eh eh !Rémi Guérin : Ce moment est aussi agréable que crucial pour l’histoire en ce qui me concerne… Alors que la légende a pris une forme quasi définitive, je la teste sur ma femme pour voir sa réaction… Si dans ses yeux j’arrive à lire “mais pourquoi je l’ai épousé, il est cinglé”, c’est que ça fonctionne et ça, c’est génial ! (Rires.)Richard Guérineau : Les cases montrant les rues sous la neige : des ponctuations silencieuses avant l’horreur finale ! De plus, quand on dessine en noir et blanc, quoi de mieux que la neige et la nuit ? Damour : Lors du dénouement final, dessiner cette pauvre étudiante blonde et sexy égorgée, maculée de sang, agonisant dans un râle pathétique… C’était graphiquement intéressant. À part ça, je suis un gars équilibré dans l’ensemble…Alain Henriet : Le fait d’avoir été chez des amis et que leur maison m’ait servi de modèle : c’est toujours sympa après coup de comparer les images finies avec la réalité.Gil Formosa : Ce qui m’a le plus amusé a été de trouver un “décalage graphique” entre l’humour et le suspense. Les aplats noirs pour le suspense et le côté légèrement caricatural pour l’expression des personnages, ce qui m’a permis de mettre en évidence la naïveté de Billy, le garçon de café… Finalement, cela donne de l’humour noir ! Martin Greville

Interviews

Double Gauche

  Bienvenue à Sinistropolis. Ses palais et ses bas-fonds, sa jet set et ses corrompus, ses pin-ups et ses freaks, son cirque et sa plus grande attraction : Justin, dit Double Gauche. Un jeune homme aux pouvoirs incroyables dont la sombre destinée, jadis fils de milliardaire puis bête de foire, nous est ici révélée. Un tryptique intrigant concocté par Eric Corbeyran, l’un des meilleurs scénaristes du moment. Une fable humaine sublimée par un Gil Formosa en pleine forme qui, après une carrière remarquée dans l’animation et l’illustration, signe avec cette série son retour chez Dargaud.  Comment ressentez-vous tout d’abord ce retour chez Dargaud ?   Comme un retour aux sources ! Je n’ai pas oublié qu’à l’âge de 18 ans, René Goscinny m’avait engagé au studio artistique Dargaud, en tant qu'assistant de Morris. Il y a 5 ans, juste avant de revenir à la bande dessinée, j’avais repris contact avec notre regretté Guy Vidal. J’avais été particulièrement touché par son accueil chaleureux, et celui de tous les «anciens » connus à l’époque de Pilote. J’étais heureux de les retrouver comme j’apprécie aujourd’hui de découvrir les «nouveaux» de l’équipe. Tout se passe donc très bien avec cette équipe qui s’est beaucoup investie dans notre projet. Vous revenez avec un album très différent, sur le fond comme dans la forme, de ce que vous avez pu faire jusqu’à présent. Comment s’est passé la rencontre avec Corbeyran ? Quand je travaillais sur la série Robur, j’utilisais beaucoup la 3D. Après cette aventure, je voulais faire autre chose et j’étais à la recherche d’un scénario, ou plus exactement d’une rencontre avec un scénariste dont j’appréciais déjà le travail. Je ne connaissais pas Corbeyran, mais j’étais admiratif de son style «caméléon». Je l’ai alors contacté et le courant est très vite passé. À tel point que nous avons envisagé de travailler ensemble. J’avais déjà à l’époque fait de nouvelles recherches graphiques. Je les ai montrés à Eric qui m’a alors rapidement proposé un synopsis, celui de Double Gauche, qu’il conservait dans ses tiroirs. Votre style est en effet nouveau. On n’est plus dans l’hyperréalisme ou dans le cartoon, deux styles auquel vous nous avez habitué. C’est juste ! Robur était déjà complètement différent de Cargal. J’avais alors mixé tout ce que j’avais découvert dans l’animation, le cinéma, l’illustration pour essayer de faire quelque chose d’assez innovant graphiquement. De plus, le scénario, d’inspiration Steampunk s’y prêtait parfaitement; c’était du «grand guignol», plein d’effets spéciaux avec essentiellement de l’action. Double Gauche, au contraire, est une histoire humaine, avant tout, même si l’action est omniprésente. Une telle histoire avait besoin d’un dessin qui va l’essentiel. Il fallait retrouver une certaine sobriété graphique. Sur ce projet, mon dessin n’est pas vraiment réaliste. Il est un peu plus caricatural pour faire passer plus facilement l’émotivité et l’expression des personnages, peut-être même plus impressionniste (non par la couleur, mais par le traitement des aplats noirs). Un dessin purement réaliste aurait enlevé une part de rêve. Exagérer un peu les émotions dans le dessin, c’est comme ajouter de la musique. On sent aussi l’influence des comics. C’est normal, j’ai grandi avec ! J’ai été particulièrement marqué par John Buscema que j’avais rencontré à New York à l’occasion de la sortie de mon premier album Cargal. Ce fut pour moi un grand moment. Imaginez, le débutant devant son Maître ! Il y a aussi Joe Kubert. Ce sont les deux artistes américains qui m’ont le plus influencé, sans oublier Jack Kirby. Et puis la narration de certains comics m’a toujours émerveillé, lorsqu’elle donne la part belle aux rapports humains. Et Neal Adams ? Quel talent ! Mais il y avait plus de «froideur» dans son dessin, sans doute parce qu’il était plus réaliste. Tandis que Joe Kubert était beaucoup plus romantique et Buscema plus onirique. Big John pouvait dessiner n’importe quoi, sous n’importe quel angle, c’était hallucinant. J’ai la chance d’avoir quelques originaux que je ne me lasse pas d’admirer. Parlez-nous un peu de l’histoire de Double Gauche.   Le thème récurrent de cette série n’est pas, comme on pourrait le croire dans un premier temps, la vengeance. Certes, le héros va régler ses comptes avec beaucoup de monde, surtout par rébellion, parce que la société a voulu utiliser ses pouvoirs, au mépris de sa sensibilité. Nous touchons avant tout, le thème de la différence et des doutes qui nous plongent tous, à un moment ou à un autre, dans l’incertitude. L’idée, pour nous, est de montrer que l’on est responsable de ses choix, et, que les choix que nous faisons orientent irrévocablement notre vie. Il n’y a pas de fatalité. Est-ce que ça été facile de dessiner deux mains gauches ?   Ooohh non ! C’est une bonne question. Quand j’ai lu le synopsis, j’ai trouvé cette «anomalie» franchement originale. Mais quand je me suis mis à dessiner, j’ai vite compris dans quelle galère je m’étais embarqué. Pour être honnête, au début, j’avais vraiment du mal et j’étais obligé de faire un «champ opératoire» pour ne pas voir le personnage en entier. Ça n’allait pas ; deux mains gauches, c’était contre-nature. On passe tellement d’année à apprendre à dessiner correctement et là, je devais faire l’inverse. C’est donc venu tout doucement. Au début, il m’arrivait même de dessiner deux mains droites ! Pour cette série, vous avez créé un univers très étrange, intemporel. On n’est plus dans le Steampunk, mais on n’est pas non plus dans un décor réaliste.   Je n’avais pas envie de trop situer temporellement cette histoire afin que chaque lecteur puisse imaginer ce qu’il veut. Sinistropolis est une cité imaginaire dans laquelle des points de références permettent à chacun de retrouver ce qu’il connaît déjà. Ce qui m’intéresse dans la bande dessinée, ce n’est pas tellement ce que je dessine, mais ce que le lecteur va imaginer entre les deux cases. C’est comme cela que je rêvais lorsque j’étais adolescent : je voyais des images qui automatiquement me faisaient imaginer d’autres images. Là, réside à mon avis, toute la puissance de la narration. Plus le lecteur « contribue» à la création, plus il aura de plaisir. Pour l’occasion, vous avez aussi inventé une impressionnante galerie de monstres et de freaks en tout genre. C’est très curieux, car c’est venu tout naturellement. Peut-être parce qu’il est toujours plus facile de créer un méchant qu’un gentil. Sûrement parce qu’on projette plus de choses, que la caricature est plus poussée, et qu’il est agréable de se défouler. Les acteurs eux aussi expliquent souvent qu’il est plus jouissif de jouer un méchant qu’un héros. Mais, nos «monstres» ne sont monstres que par leur apparence, ils restent la plupart du temps des victimes dans notre histoire.  Comment avez-vous travaillé avec Corbeyran ? Il m’a envoyé son synopsis et j’ai tout de suite accroché, lui faisant part de quelques idées et réflexions qu’il a généralement intégrées. Il m’a ensuite fait parvenir un séquencier sur lequel j’ai aussitôt rebondi. En fait, ça été un ping-pong perpétuel. Travailler de cette façon est très agréable et c’est exactement ce que je recherchais. J’ai du mal à dessiner si je ne m’investis pas également de cette manière dans le projet, si je ne soumets pas d’idées, et si je ne participe pas à l’histoire. Eric m’a ensuite envoyé le scénario définitif avec les dialogues et, à partir de celui-ci, j’ai construit un story-board avec toutes les bulles placées. Il s’est alors rendu compte de tout ce qui fonctionnait bien et de ce qu’il fallait revoir. Il a corrigé quelques dialogues, j’ai revu des images par ci-par là pour améliorer la narration. C’est un réel travail de confiance. À ce stade de ma carrière, c’est uniquement comme cela que je souhaite travailler. Double Gauche est une histoire de confiance et d’amitié. Si j’ai renoncé à pas mal de scenarii, ce n’est pas simplement qu’ils ne me convenaient pas c’est aussi que je sentais que ma collaboration avec leur auteur ne fonctionnerait pas pleinement. Question de tempérament. Plus qu’un scénario, je cherchais quelqu’un avec qui partager une réelle complicité créative.  R. Lachat